Paris-Pékin. Civiliser l'automobile
Jean-François Doulet et Mathieu Flonneau
Paris, Descartes & Cie, 2003, 142 pages illustrées.


La ville peut-elle accepter l'automobile ?
Paris et ses couloirs de bus, Londres et son péage urbain, etc. Au moment où les grandes villes du monde se donnent les moyens de réduire drastiquement les déplacements automobiles, le livre de Jean-François Doulet et Mathieu Flonneau vient à point nommé pour décortiquer les rapports difficiles et ambigus que les villes entretiennent avec l'automobile.
La voiture, formidable facteur d'étalement de l'espace urbain et d'extension des territoires de la mobilité, prend aujourd'hui tout son sens pour ceux qui s'intéressent au devenir des villes. Son développement à Paris et à Pékin, que nous relatent MM. Doulet et Flonneau, s'accomplit au rythme des inflexions de la dynamique urbaine, sociale et économique : la voiture est en permanence le reflet de son temps. Tour à tour idéalisée, critiquée, apprivoisée, l'automobile ne laisse pas indifférent, elle soulève des polémiques, suscite des débats et ce depuis plus d'un siècle. Pourquoi ? Parce que l'automobile se situe indéniablement au coeur des " civilisations " urbaines, qu'on le veuille ou non.