Concurrence des passés.
Usages politiques du passé dans la France contemporaine

Sous la direction de Maryline Crivello, Patrick Garcia et Nicolas Offenstadt
Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, Coll. « Le temps de l’histoire »,
2006, 300 p.

Politiques du passé.
Usages politiques du passé dans la France contemporaine

Sous la direction de Claire Andrieu, Marie-Claire Lavabre et Danielle Tartakowsky
Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, Coll. « Le temps de l’histoire »,
2006, 266 p.

 

 


Concurrence des passés.
Usages politiques du passé dans la France contemporaine
Sous la direction de Maryline Crivello, Patrick Garcia et Nicolas Offenstadt
Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, Coll. « Le temps de l’histoire »,
2006, 300 p.

Longtemps, la nation a été le lieu par excellence d’un usage intensif de l’histoire. Elle apparaît aujourd’hui comme une échelle parmi d’autres, souvent moins investie que le local ou le régional et fragilisée par l’émergence de niveaux supranationaux. Cette nouvelle configuration bouleverse l’économie des usages de l’histoire. Il en résulte notamment une concurrence des passés tandis qu’un nouveau type d’historicité se développe dans lequel « rendre présent » voire « sortir du temps » l’emportent sur l’esquisse d’un devenir commun et où le patrimonial prend le pas sur l’historique. La situation des historiens professionnels s’en trouve modifiée. Elle est affectée tant par la démultiplication des producteurs d’histoire que par la concurrence des associations à vocation mémorielle ou patrimoniale. Fondé sur une série d’études topiques, l’ouvrage analyse comment s’opère la confrontation des mémoires et des histoires qui singularise la scène contemporaine et les enjeux historiographiques et civiques qui en découlent.


Politiques du passé.
Usages politiques du passé dans la France contemporaine
Sous la direction de Claire Andrieu, Marie-Claire Lavabre et Danielle Tartakowsky
Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, Coll. « Le temps de l’histoire »,
2006, 266 p.

Les gouvernements et les acteurs politiques nationaux mettent en œuvre des politiques de la mémoire. Le fait n’est pas nouveau, mais la fréquence et l’intensité de ce type d’action publique semblent croître depuis une trentaine d’années. Le constat peut paraître paradoxal : entre l’éclatement du passé commun mis à mal par la crise de l’État-Nation et l’évanouissement de tout avenir radieux, l’échelon national peut-il encore promouvoir de grandes mythologies collectives, ou même mener une politique symbolique ? L’ouvrage s’attache à répondre à ces questions en analysant la construction des politiques du passé par les pouvoirs publics et par certains acteurs politiques nationaux. Les premiers, aux prises avec les zones d’ombre de la mémoire nationale, créent de nouvelles commémorations et s’essaient à dire le juste et le vrai en matière d’histoire. Ce faisant, ils répondent à une demande sociale qui, souvent contradictoire, les contraint à négocier la redéfinition du passé. Quant aux autres acteurs nationaux, ils revisitent aussi leur histoire pour consolider ou refonder leur identité. Fondé sur des études empiriques, ce livre est une contribution à la réflexion contemporaine sur la question des régimes d’historicité et des rapports entre histoire et mémoire.