SYNDICALISTES CGT du front populaire à la Libération

Base de données

 

Cette base de données en cours de constitution ne concerne que des syndicalistes de la CGT, actifs dans les périodes courant du Front populaire à la Libération. Elle a été construite essentiellement pour deux communications à des colloques, l’une portant sur l’épuration syndicale, l’autre sur le syndicalisme légal sous Vichy. Elle ne se veut naturellement pas exhaustive, mais rassemble des données sur des corpus précis de syndicalistes.
- Tout d’abord, les responsables de la CGT qui ont fait l’objet de sanctions de la commission d’épuration syndicale. Celle-ci n’a pas frappé que des cadres de la CGT, mais seuls ses derniers ont été retenus ici. Les trois sources principales sont un dossier de Lucien Jayat figurant dans les archives Maitron, les fiches conservées au CAC de Fontainebleau, dont Jean-Pierre Le Crom a bien voulu nous donner une copie, et des documents de la commission conservés à la CGT.

- Ensuite, figurent les membres de secrétariats des Unions départementales de la CGT, de l’unité à la drôle de guerre (secrétaires généraux, secrétaires, trésoriers et autres membres des secrétariats). Une de nos sources essentielles fut ici des fiches réalisées par Antoine Prost à partir du dépouillement de la presse syndicale, pour sa thèse. Nous le remercions de nous avoir communiqué cet instrument. Michel Dreyfus a contribué à compléter un certain nombre de fiches.

- Les représentants de la CGT dans le Conseil national économique de 1936 à 1939, qui apparaissent comme l’élite syndicale du temps du Front populaire. Nous avons ici croisé les informations de la thèse d’Alain Chatriot et des dossiers du Conseil conservés aux Archives nationales (série CE).

- Les représentants de la CGT dans les Comités départementaux de Libération, tels qu’ils apparaissent dans listes dressées par le ministère de l’Intérieur à la Libération.

En croisant les données d’archives spécialisées (de la Charte du Travail ou de dossiers de justice par exemple) de divers instruments comme le Maitron et des ouvrages spécialisés sur la période, nous avons cherché pour chaque individu à déterminer son état civil, sa formation, ses expériences militaires, ses activités professionnelles, son parcours syndical et politique. Puis, nous avons cherché à établir quelle était la situation de chacun à des moments clés : lors de l’Unité, à la veille de la déclaration de la guerre, durant la drôle de guerre, durant l’Occupation et la situation à la Libération. La date d’adhésion correspond à la plus ancienne appartenance politique connue. Elle peut donc être antérieure.
Cette base a été mise en ligne au CHS du XXe siècle par Françoise Blum, sans laquelle elle n'aurait pu être rendue publique.


Ce travail en cours d'élaboration vise à être complété et sera mis progressivement en forme, les notes étant souvent alignées, avec plusieurs notices à fusionner parfois. Nous remercions les éventuels utilisateurs de nous citer et, surtout, de nous signaler les manques éventuels (militants oubliés) et des informations complémentaires à leur connaissance, en donnant si possible les sources aux coordonnées suivantes : morin.gilles@neuf.fr

Gilles Morin

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