LE FONDS JEAN CHARLOT


par Jacques GIRAULT

A PRESENTATION

B INVENTAIRE


Jean Charlot, dont nous esquissons plus loin la biographie, a été un de ces élus socialistes qui. peut apparaître de peu d'importance. Il suffit de consulter les index des ouvrages historiques consacrés à la Quatrième République pour s'en convaincre. Sa vie politique s'identifie pourtant à celle de la SFIO entre 1945 et 1958 dans ses deux dimensions, locale -et ici, il s'agit du Var -et nationale.
Il fut un des acteurs privilégiés de la vie politique varoise avant 1939. N'était-il pas un des rares socialistes restés à la SFIO après la scission "néo" de 1933 qui emporta le plupart des militants à la suite de Renaudel. Et pourtant, trois ans après, la SFIO obtenait deux députés. C'est pour cette raison que je fis la connaissance de Jean Charlot en 1967. Il m'a aidé à mieux expliquer certains aspects de cette montée vers le Front populaire.
Mais, déformation professionnelle, quand je rencontre un militant, je pense immédiatement à ses archives. Et Jean Charlot en possédait une pleine armoire... hélas, pour la période de l'après-guerre exclusivement ! Désirant qu'elles servent aux chercheurs, ne désirant pas pour des raisons qui lui étaient propres les déposer en un lieu public ou dans le dépôt d'un parti politique, il ne savait ce qu'elles allaient devenir. Le Centre d'histoire du syndicalisme - c'était alors son nom -lui parut un bon endroit.
Pendant les vacances de Pâques 1978, je pris donc sur mon temps de travail sur mon terrain varois, une journée pour aller remplir treize gros cartons de déménagement. Leur contenu allait devenir le Fonds Jean Charlot.
L'inventaire qui suit nous convaincra de son intérêt local et national. J. Charlot fut au coeur de la vie de la SFIO et du groupe parlementaire socialiste. Il savait conserver. Selon les règles, nous avons maintenu ses propres dossiers (une vingtaine de cartons d'archives). Restait l'autre moitié où régnait un certain désordre, cous avons choisi de classer chronologiquement ces pièces (une vingtaine de cartons là aussi).
Ces archives feront apparaître l'intérêt qu'il y aura de 1es connaître pour esquisser ;
la vie d'une Fédération. socialiste;
- la vie du Parti dans son cadre national;
- la vie d'un parlementaire socialiste entre 1956 et 1958 surtout qui ne se reconnaît de plus en plus dans la minorité et quitte la SFIO après avoir refusé de voter l'investiture au général de Gaulle et avoir répondu négativement au référendum;
- l'activité d'un parlementaire socialiste à d'autres moments importants de la vie politique (la CED par exemple).
Je tiens à remercier Gilles Morin qui, dans le cadre de son travail de thèse sur le courant minoritaire socialiste et les débuts du Parti socialiste autonome, a bien voulu s'intéresser plus particulièrement à la partie propre à la SFIO. Le nombre approximatif de pièces indiqué permettra de juger l'importance inégale des dossiers.
Le don Charlot ne se limitait pas aux archives. Et là, je dois remercier Madame Charlot et ses enfants - dont mon collègue et ami, Michel Charlot, professeur au lycée Montaigne à Paris.
Plus de soixante-dix ouvrages les accompagnaient, dont le Grand Dictionnaire socialiste de Compère-Morel, quatre volumes de l'Encyclopédie socialiste, dix tomes de l'Année politique, des rapports relis de l'Assemblée (événements de 1933 a 1945, événements du 6 février 1934, Affaire des généraux, trafic des piastres, CED, etc.), d'autres ouvrages de l'Assemblée (les votes, les lois, les résultats des élections, les programmes électoraux, etc.). Près de cent cinquante brochures socialistes et non socialistes s'y ajoutaient, ainsi que les comptes rendus des congrès socialistes après 1945.
C'est dire la richesse de ce fonds documentaire et son intérêt.
Qui était Jean Charlot ?
Les pages qui suivent constituent la notice rédigée par Jacques Girault pour le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français sous la direction de J. Maitron.

CHARLOT Jean, Constant
Né à Mantes (Yvelines) le 26 janvier 1901; mort à Saint-Raphaël (Var) le 4 juin 1976; mécanicien; marié; trois enfants; député socialiste SFIO (1945-1958) du Var.
Ses parents tenaient un café-hôtel-restaurant à Mantes et avaient deux enfants. Son père, ancien ouvrier fondeur, était affilié au groupe socialiste local en raison surtout des options de sa clientèle ouvrière. Sa mère appartenait à une famille de commerçants ruinés au début de la Troisième République. Ils ne donnèrent pas à leurs enfants d'éducation religieuse. Après une scolarité primaire couronnée par le réussite au Certificat d'études, Charlot suivit les cours de l'école professionnelle Jules Ferry à Versailles.
Au début de 1914, ses parents achetèrent un café dans un quartier populaire de Dijon. Charlot suivit alors pendant deux années les cours de l'école de commerce et d'industrie de la ville, où il reçut une formation de mécanicien.
Charlot avait participé très jeune à la préparation des campagnes électorales socialistes. Pendant la campagne de mars-avril 1914, il aida les amis du futur député socialiste Barabant.
Son beau-frère, mécanicien, avait repris un garage à Louhans en 1914. Mobilisé, le garage ferma. En 1916, Charlot aida sa soeur à le rouvrir. L'année suivante, il alla rejoindre son beau-frère, affecté aux usines Hispano-Suiza de Bois-Colombes, et y découvrit le mouvement syndical.
Charlot avait adhéré aux Jeunesses socialistes en 1916 à Dijon. D'autre part, à Louhans, les socialistes qu'il fréquentait étaient des minoritaires, partisans des idées kienthaliennes. S'il fut enthousiasmé par la révolution russe de février 1917, la Révolution d'Octobre l'inquiéta. Il rêvait alors de paix générale et, pour lui, la paix séparée allait faire peser sur la France le poids de la guerre.
Charlot adhéra au Parti socialiste à Louhans en 1920. Toutefois, selon son témoignage, il ne prit pas part aux discussions alors que la section s'était prononcée majoritairement pour la motion Cachin-Frossard d'adhésion à la Troisième Internationale.
Marié avec la fille d'un militant radical-socialiste, Charlot effectua vingt-six mois de service militaire au 56e régiment d'infanterie, transformé en 17e régiment de tirailleurs algériens à Chalon-sur-Saône. Les métropolitains, peu nombreux, jouissaient d'un régime de faveur : affecté dans les bureaux, Charlot rentrait tous les soirs chez lui (ses parents tenaient une épicerie dans la ville). Ces libertés lui permettaient de travailler comme mécanicien pour le compte d'un club d'aviation. A la fin de 1922, son régiment fut envoyé dans la région rhénane.

Son beau-frère, pour raison de santé avait acheté un petit garage à Saint-Raphaël. Charlot le rejoignit, en mai 1923, ils travaillèrent en association familiale (Garage Papillon) jusqu'à la guerre. Intéressé aux bénéfices, il faisait fonction de contremaître dans cette affaire prospère. Syndiqué à la CGT, il militait peu en raison de la faiblesse locale du syndicalisme. Le 1er mai 1937, toutefois, il représentait la section locale du Syndicat des Métaux à la cérémonie au monument aux morts.
Les socialistes raphaëlois étaient regroupés autour d'Auguste Reynaud dans un Cercle "rouge" dit de "l'Union socialiste". Ce Cercle joua. un rôle important dans le regroupement des "rouges" varois qui devait leurs victoires aux élections législatives de 1924. Charlot garda ses distances par rapport au Cercle. Plus tard, encouragé par le nouveau député Reynaud, il participa à la création d'une section socialiste SFIO en 1925, dont il devint secrétaire en 1929.
Charlot, membre de la Libre Pensée, entra à la Franc-maçonnerie en 1930 (Grande Loge de France) et y progressa tout au long de sa vie; toutefois, en 1938-1939 était-il sceptique par rapport aux finalités franc-maçonnes. Après la guerre, il ne réintégra la société qu'en raison de modifications des statuts qu'il jugeait plus conformes à la vie démocratique. Il était Trentième en 1974.
Charlot avait été désigné au Comité fédéral de la SFIO en 1930; il avait fait partie, au titre de ce qui allait devenir la tendance dite de la Bataille socialiste, de la commission des résolutions du Congrès fédéral de Fréjus en mai 1930. Ainsi s'opposait-il aux orientations générales pro-renaudéliennes de la plupart des socialistes varois. Les heurts avec Reynaud étaient réduits au minimum puisque ce dernier ne participait pas aux discussions sur l'orientation dans sa section. Il est certain toutefois que ses hésitations, en 1933-1934, sont à mettre en relations avec la fidélité à la SFIO de la plupart des socialistes raphaëlois.
Dans la reconstruction de la Fédération socialiste SFIO, après la scission selon les décisions du Comité fédéral de novembre 1933, Charlot fut chargé de l'Est varois. Elu secrétaire fédéral adjoint lors du congrès du 3 décembre 1933, il devait être délégué suppléant au Conseil national, De ce fait, son horizon s'élargit quelque peu, Lors de la réunion du Comité fédéral du 14 janvier 1934, il fut désigné dans la commission d'étude pour la création d'un organe fédéral, le futur Populaire du Var. J. Toesca, dans son ouvrage, Un militant de province, le décrivait "habile à contredire", sachant "placer au bon moment la raillerie ou l'apostrophe" (p. 159).
Charlot fut un des représentants les plus actifs de la SFIO lors des rassemblements unitaire;. à partir de 1934 (meeting du 12 février 1934 à Saint-Raphaël, tournées de réunions avec des orateurs communistes en 1935, président du meeting de Saint-Raphaël puis orateur à celui de Draguignan du14 juillet 1935, Il siégea au Comité central antifasciste de l'arrondissement de Draguignan.
Le Congrès fédéral de Barjols, 1e 5 janvier 1936, le réélit secrétaire fédéral et le désigna comme candidat aux élections législatives dans 1a circonscription de Draguignan. Toutefois, Reynaud, député sortant, ayant annoncé qu'il se représenterait, les chances d'une victoire communiste étaient grandes puisque les voix "socialistes" risquaient de se disperser. Le 27 janvier, les délégués des sections socialistes de la circonscription se réunirent. Charlot annonçait qu'il se retirait au profit du maire de Draguignan, Collomp, qui "paraissait avoir plus de chances de vaincre". Cette décision était publiée dans Le Populaire du Var du 1er février qui insistait sur l'attitude exemplaire du secrétaire fédéral adjoint. Dans la campagne électorale, ce dernier fut un des principaux propagandistes. Collomp ne précéda le candidat communiste que de quelques voix. Le calcul était donc juste !
Charlot fut élu au Conseil d'arrondissement dans 1e canton de Fréjus le 17 octobre 1937. Au premier tour, il obtenait 1778 voix sur 6311 inscrits et, devenu Candidat du Front populaire, passait à 2494 voix le dimanche suivant.
Charlot, qui n'acceptait pas la dissolution des socialistes SFIO de Saint-Raphaël dans un ensemble "rouge", n'avait jamais voulu figurer dans les différentes compétitions électorales municipales aux côtés de Reynaud. Il avait de même refusé d'entrer dans la liste conduite par Fournier en 1935. Toutefois, après la démission de plusieurs élus "modérés", Charlot conduisit la liste "socialiste d'intérêt local" à dominante SFIO (sept sur neuf) aux élections complémentaires du 20 mars 1938. Il obtint per- sonnellement 606 voix sur 2418 inscrits. Au deuxième tour, l'accord se fit et deux communistes furent adjoints;
La liste "de Front populaire" était pourtant distancée d'une centaine de voix, Charlot obtenait personnellement 827 voix. Commentant cette défaite, la section socialiste , sous son impulsion, annonça qu'elle proposerait "une série d' articles rappelant les détails de cette élection, son caractère particulier de lutte contre le socialisme et le rôle joué par quelques trimardeurs de 1a politique varoise(...)". Ces articles, parus plus tard dans Le Populaire du Var, insistaient sur la loyauté des communistes (c'était original à un moment où les tensions au plan départemental s'exacerbaient) et sur la compromission avec la droite de Reynaud (or, les anciens dissidents étaient en train de revenir à la SFIO) et des radicaux locaux (or, le groupe raphaëlois était un des seuls éléments actifs du département).

A la fin de 1938, Charlot, qui avait jusqu'alors toujours partagé les analyses du secrétaire fédéral Toesca, s'en éloigna. Le Congrès fédéral du 22 mai l'avait encore désigné comme délégué de la majorité au Congrès de Royan. Les divergences apparues sur la question de l'aide à l'Espagne républicaine ou de l'accord de Munich s'accentuèrent. Au congrès fédéral du 21 mai 1939, Charlot défendait la motion Blum qui préconisait la résistance à Hitler.

A la déclaration de la guerre, Charlot fut mobilisé dans l'aviation (Fréjus, Marignane, Mauguio). En décembre 1939, il fut affecté au service des fabrications de l'aéronautique comme contrôleur. Démobilisé quelques mois plus tard, il reprit son travail à Saint-Raphaël. Il fut notamment chargé de trouver un logement éventuel pour Blum et Dormoy et proposa la maison de son ami François Crucy. Dans la biographie qu'il rédigea pour la Fédération socialiste du Var, en novembre 1957, il indiquait avoir donné son adhésion aux premiers groupes de résistance dès 1940, avoir été en liaison avec l'Intelligence Service (responsable cantonal du réseau de renseignements F 2 à partir de juin 1942) et avoir appartenu aux Forces françaises libres dès 1942. Au même moment, il entrait dans le réseau Libération, dont il devint le responsable dans l'arrondissement de Draguignan. Il participa de ce fait à de nombreuses réunions de la direction régionale des Mouvements unis de Résistance, dont il était le responsable cantonal. Il avait posé, en relations avec Daniel Mayer, les jalons du Comité d'action socialiste puis de la Fédération du Parti socialiste SFIO clandestin dans l'Est du département à la fin de 1941 et au début de 1942. Il joua un rôle important sur toute la Côte d'Azur.
Arrêté le 8 juin 1944, interné à Nice (nouvelles prisons), puis à Belfort (Fort Hatry), Charlot fut libéré en novembre 1944. Il avait été nommé à la délégation municipale mise en place le 31 août et fut désigné comme premier adjoint le 2 septembre. La ville était alors administrée par Coeylas. Ce dernier, rappelé à Paris peu après, laissa en quelque sorte une partie de ses responsabilités à Charlot jusqu'aux premières élections.
Redevenu secrétaire fédéral adjoint de la SFIO au Congrès fédéral de décembre 1944, Charlot présenta un rapport sur les élections municipales et cantonales, qui préconisait la constitution de listes et des cand dats socialistes SFIO ou MLN.
Elu aux premières élections municipales en avril 1945, Charlot fut réélu sur une liste socialiste en octobre 1947 et en 1949. Il ne brigua pas de mandat au Conseil général ne voulant pas, en 1945, se substituer à l'ancien sénateur socialiste SFIO Sénès.
Son action débordait le cadre départemental. Charlot eut un rôle dans les organisations de Résistance, le Houvement de Libération nationale notamment, dont il était membre du Comité directeur et du Bureau politique,
Charlot fut élu à l' Assemblée nationale constituante sur la 1iste socialiste SFIO, qui eut deux élus avec 69.644 voix sur 216.738 inscrits 1e 21 octobre 1945. Il était réélu à la nouvelle Assemblée nationale constituante le 2 juin 1946, sur la liste du "Parti socialiste SFIO, liste d'union socialiste et républica ine de la Résistance"; elle eut deux élus avec 51.093 voix sur 218.263 inscrits, Il représenta le Var aux trois Assemblées nationales suivantes, la. liste socialiste obtenant toujours deux élus :

- le 10 novembre 1946., la Liste "d'union socialiste et républicaine de la Résistance" obtenait 43.210 voix sur 216.683 inscrits; inscr ... .
.-.1e 17 juin 1951, sur la liste "d' union socialiste et de défense républicaine présentée par la SFIO", il obtenait 41.053 voix sur 218.459 inscrits;

- le 2 janvier 1956, sur la "liste SFIO", il obtenait 45.233 voix sur 251.749 inscrits.
Charlot fut secrétaire de l'Assemblée nationale en novembre et conserva cette fonction les deux années suivantes. Il devint questeur de l'Assemblée, le 11 juillet 1951, et occupa cette responsabilité jusqu'à la fin de la législature. Il semble qu'il ait dû ces fonctions à son appartenance maçonnique. Comme la SFIO à partir de 1956 détenait la présidence de la Chambre, un socialiste ne pouvait être questeur.
Charlot siégea à la commission des Transports (1945-1946), à la commission de la Production industrielle (1945-1948) ; en 1946, il rapportait au nom de cette dernière sur le projet de nationalisation du Gaz et de l'Electricité; en 1948, il rapportait sur le projet instituant les Centres techniques industriels. Membre de la commission des Finances, rapporteur spécial du budget de la Marine nationale, il fut le vice-président de la sous-commission de la Défense nationale (1948-1951). Membre de la section permanente du Conseil supérieur de l'Electricité et du Gaz de France (1946-1951), il présida le Comité directeur du Machinisme agricole (janvier 1947-1956), puis le Conseil supérieur de la mécanisation et de la motorisation de l'agriculture, qui remplaça le précédent. Il était aussi membre du conseil d'administration du Centre d'études et d'essais du machinisme agricole.
A partir de janvier 1956, Charlot devint membre de la commission des Boissons, de la commission de la Production industrielle et de l'énergie. Il la représentait au Fonds de soutien des hydrocarbures. Membre suppléant de la commission des Finances, il présidait la commission de Comptabilité et présentait en son nom les rapports sur les dépenses de l'Assemblée nationale et de l'Assemblée de l'Union française.
Charlot fut désigné, le 23 février 1956, par 138 voix sur 203 votants, comme représentant de la France (représentée par dix élus) à l'assemblée de la Communauté européenne du charbon et de l' acier, et le 13 mars 1958 à l'Assemblée unique des communautés européennes. Il participait aux commissions des Affaires sociales, de la Comptabilité (rapporteur général du budget), de la Sécurité dans les mines (créée en 1957, dont il était le vice-président). L:'assemb!ée de la CECA, le 26 février 1957, le désigna comme secrétaire général adjoint de la commission chargée d'organiser le pavillon de la CECA à l'Exposition universelle de Bruxelles
Charlot était le secrétaire général du groupe parlementaire socialiste en décembre 1946 et fut réélu à cette responsabilité en janvier 1947. Vice-président du groupe en janvier 1948, il fut réélu en 1949, 1950, 1956 et 1957. Il était d'autre part membre de la Délégation exécutive du groupe parlementaire de 1946 à 1951. Il fut à nouveau désigné à cette responsabilité en 1956. A ce titre, il participait à la plupart des négociations au moment des crises ministérielles. Par exemple, Franc-Tireur publiait, le 8-9 juin 1957, la photographie de la sortie de la délégation socialiste chez Bourgès-Manoury, président du Conseil pressenti. On y reconnaissait Charlot parmi les quatre socialistes. Lors du Conseil national extraordinaire du 2 mai 1958, il fit le rapport d'ouverture pour rendre compte de la conversation avec Pleven. Il dressait un tableau sévère des positions de ce dernier sur la question de l'augmentation des salaires des fonctionnaires. En outre, en 1945-1946, il était le responsable de la commission d'études "Equipement national et production". Lors du duel G. Defferre-P. Bastide, le 28 mars 1947, il fut le témoin du premier.
Son rôle comme parlementaire était donc important. De nombreuses traces en restent dans ses archives. Les témoignages sont aussi nombreux. Monsieur H. Caillavet se souvenait de deux entretiens que J. Charlot eut en sa présence avec les présidents du Conseil Queuille et R. Mayer (H. Caillavet était secrétaire d'Etat de la France d'Outre-mer dans son gouvernement) :


A l'occasion du Code du travail dans la France d'Outre-mer, Jean Charlot m'avait donné des éléments d'information et alors que le Parti radical à l'Assemblée nationale, par son groupe parlementaire, entendait s'opposer au vote de ce texte législatif qu'il jugeait médiocre rédactionnellement, Jean Charlot me convainquit de faire abstenir mes collègues radicaux "pour laisser une chance à l'application de ce document". Lors des deux entretiens de la Présidence, le débat avait porté sur le droit de grève, dont Jean Charlot considérait que des modalités, jugées par lui indispensables, méritaient un examen très approfondi puisque ce droit était l'ultime ratio du monde ouvrier. (Lettre du 5 septembre 1978.)


Charlot fit partie de la délégation de trois députés de la commission de la Production industrielle et de l'énergie qui se rendit en mission d'information en URSS en août-septembre 1956. .
Son rôle provenait de son influence dans la Fraternelle parlementaire, que présidait Ramadier. Membre de la loge "Le Niveau" de Saint-Raphaël (Grande Loge de France), au groupe fraternel, il côtoyait notamment le député indépendant du Var, Puy (de la Loge "l'Action écossaise", Grand Orient). Il devait devenir le président du groupe fraternel en mai 1957. Monsieur Caillavet nous indiquait que "son autorité morale était considérable".
Député méridional, ses interventions répondaient aussi aux intérêts de ses électeurs. Aussi, proposa-t-i1, au nom de son groupe, le 22 février 1956, la création d'un Comité interprofessionnel des vins des Cotes de Provence, projet qui fut adopté à l'unanimité par la commission des Boissons.
Charlot participait régulièrement aux congrès nationaux de la SFIO. Il intervint notamment au Congrès de Paris (26-29 mai 1950) pour que le groupe parlementaire ait un mandat précis à 1a suite du rapport Defferre sur l'Indochine Il devint alors membre de la Commission nationale des conflits et fut réélu à cette responsabilité en mai 1951. Elu au Comité directeur au Congrès de Lille (28-30 juin 1958) avec 265 voix sur 349 suffrages exprimés.

Charlot., membre du bureau fédéral, secrétaire fédéral adjoint, devint 1e secrétaire général de la Fédération SFIO du Var en juillet 1950 et conserva cette responsabilité jusqu'en 1958. Le 26 février 1954, il avait acheté quatre parts de mille francs de la SARL du journal quotidien République, pour les céder, le 15 mars 1954, à la Fédération socialiste. Il restait administrateur du journal.
Charlot rejoignit souvent les positions de la minorité socialiste. Dès 1946-1947, il avait été l'un des rares députés socialistes à émettre des réserves sur les encouragements de la SFIO à la scission syndicale, puis à la CGT-F0. En avril-mai 1954, il joua un rôle important dans l'élaboration des deux plaquettes internes à la SFIO dénonçant la Communauté européenne de défense et demandant la liberté de vote "Contre le traité actuel de la CED, pour la liberté de vote et l'unité fraternelle du parti", "Contre la Petite Europe cléricale et réactionnaire". De nombreuses réunions eurent lieu dans son appartement a l'Assemblée. Selon Messieurs E. Depreux, D. Mayer et R. Verdier, il essaya d'éviter la scission au sein du Parti. Le 30 août 1954, il vota la question préalable du général Aumeran entraînant le rejet de la CED avec cinquante-huit autres députés socialistes. Il fut, comme les autres opposants, blâmé et en garda des marques profondes qui ne purent être effacées par la suite.
Sur le plan varois enfin, Charlot soutint de tout son poids de secrétaire fédéral le protocole d'accord conclu entre les élus socialistes de Toulon, avec Le Bellegou et les élus communistes pour l'administration de la ville le 10 février 1955. Pour les élections du 22 mai 1955, il présidait le Comité central de patronage de la liste conduite par Le Bellegou. Les autres parlementaires socialistes varois, dans le même temps, condamnaient nettement l'opération. Pendant la campagne électorale, à laquelle Charlot participa activement, il répondit aux critiques de la presse de droite en affirmant qu'il était effectivement intervenu personnellement pour faire accélérer des dossiers toulonnais dans différents ministères. Après les élections, le protocole d'accord fut à nouveau conclu en dépit de la condamnation du Parti. Charlot fut ainsi à nouveau en opposition avec les orientations majoritaires dans la SFIO.
Au Comité directeur et dans le groupe parlementaire à partir de 1956, Charlot faisait partie de ceux qui, sans suivre Depreux et les minoritaires, proposaient au Congrès de Lille par exemple, des amendements à la motion majoritaire. Ils préconisaient notamment des négociations avec le FLN. Il critiqua dans le même temps des initiatives du gouvernement Guy Mollet {politique algérienne, intervention de Suez...). Le 23 janvier 1957, à la réunion du Comité directeur, il se prononça contre la transmission des dossiers Rosenfeld, Pivert et Philip à la Commission nationale des conflits. Au Congrès de Toulouse, en juin 1957, il avait voté la motion de l'opposition dont le rapporteur était R. Verdier. Il se distinguait alors des socialistes varois qui, proches des analyses de Defferre, préconisaient, à la différence de Lacoste, la marche vers l'autonomie de l'Algérie. Mais il n'était pas classé parmi les "minoritaires" et resta au Comité directeur du Parti. Le 21 juillet 1957, après le vote des pouvoirs spéciaux par le groupe parlementaire socialiste, il démissionna de son poste de vice-président du groupe.
L'année 1958 constitua une étape décisive dans son évolution politique. Lors du Comité directeur du 26 mars 1958, il critiqua le maintien des ministres socialistes au gouvernement : "On ne peut toujours opposer les déclarations de R. Lacoste à celles de Ch. Pineau", estimait-il. Le 13 mai 1958 et les conclusions qu'en tira G. Mollet - aller rencontrer le général de Gaulle et participer à son gouvernement- accélérèrent sa décision. Dans son entretien en 1974 Charlot nous confirmait l'exactitude de la phrase que lui prêtait E. Depreux (Souvenirs d'un militant, p. 477) :
Que G. Mollet aille voir de Gaulle en son nom personnel, ,s'il le veut, mais pas en mon nom, je ne l'ai pas mandaté pour cela.
Le 1er juin 1958, lors de la réunion commune du Comité directeur et. des groupes parlementaires, il fut un des soixante-quatorze opposants qui se prononcèrent contre le vote de l'investiture à de Gaulle, pour la liberté de vote et contre l'autorisation aux socialistes d'entrer au gouvernement. Il ne vota pas l'investiture à 1'Assemblée. A la différence d'autres minoritaires, il ne démissionna pas du Comité directeur en juin 1958.
Charlot suivit tout particulièrement l'examen du projet de Constitution. Il fit partie de la délégation socialiste -avec Deixonne, Courrière, Ramadier et Moch - qui fut reçue le 18 août par de Gaulle. Dans le compte rendu qu'il fit au groupe parlementaire., à la différence de Deixonne et de Ramadier qui se déclaraient rassurés, il estimait que le résultat était "nul".
Lors du Congrès national d'Issy-les-Moulineaux (11-13 septembre), Charlot préconisa le vote négatif au référendum. Toutefois, il ne suivit pas immédiatement ses amis minoritaires qui. avaient fondé le Parti socialiste autonome. En 1974, il expliquait avoir ainsi voulu respecter ses électeurs qui avaient voté pour un député SFIO: c'est dans le même esprit qu'il continua à verser la part de son indemnité parlementaire au trésorier du Parti.
Ouelques semaines plus tard, l'Assemblée dissoute, Charlot annonça qu'il. ne briguerait pas de nouveau mandat. parlementaire et démissionna de la SFIO. Il annonçait. en octobre 1958, sa décision par une lettre à ses électeurs où l' on pouvait notamment lire :
Pendant de longs mois, j'ai été en désaccord sur de multiples points avec la politique suivie par la SFIO. Aujourd'hui, ce désaccord est amplifié et touche au fond même de la doctrine, aux raisons qui m'ont fait défendre, tout au long de ma vie de militant, les principes fondamentaux du socialisme, auquel je reste profondément attaché. N'étant pas de ces hommes politiques qui adaptent leur programme, leur propagande à ce qu'ils croient être leur intérêt électoral, je ne puis donc me présenter devant les électeurs en leur demandant d'approuver une politique avec laquelle je me sens en complète opposition.

Charlot adhéra au Parti socialiste autonome le 9 décembre 1958 et contribua à l'organisation de la Fédération varoise. Lors de l'élection municipale de Toulon, en mars 1959, il présidait avec Risteracci le comité électoral de la liste de "l'Union des forces démocratiques". Elu membre de la Commission administrative permanente du PSA lors du Congrès de Montrouge (1er-3 mai 1959), il joua un grand rôle pour la fusion rapide avec l'UG. Lors de 1a fondation du Parti socialiste unifié, auquel il adhéra, le 3 avril 1960, il ne figurait pas parmi les vingt-cinq anciens membres du PSA au Comité politique national.
En effet, Charlot, après avoir pensé se retirer à Saint-Raphaël, en raison des relations qu'il avait nouées comme membre de la délégation parlementaire à la CECA, entra le 1er octobre 1959 comme chef adjoint du cabinet du directeur des oeuvres socialistes de la CECA à Luxembourg. Il conserva ce poste jusqu'en mars 1964.
En 1965, Charlot approuva la candidature de François Mitterrand et participa à la campagne électorale, notamment à Fréjus, à Saint-Tropez et à Toulon. Lors d'une réunion à Saint-Raphaël, le 20 novembre, dans son intervention il indiquait qu'il s'était retiré de la scène politique pour ne pas nuire à son ancien parti et se félicite de voir aujourd'hui triompher les idées d'union qu'il préconise depuis longtemps...
Retiré définitivement à Saint-Raphaël, Charlot, simple cotisant au PSU jusqu'en 1970, ne prit aucune part à la vie politique locale ou nationale. En 1974, il nous avouait son scepticisme quant aux orientations du nouveau Parti socialiste.
Charlot fut constamment sur la frange "de gauche" de la SFIO. Il se sépara à plusieurs reprises de la majorité tout en restant respectueux des engagements pris notamment devant ses électeurs et ses camarades.
Sources ®Arch", Nat. : F7 13 085 - Archives Assemblée nationale : dossier Arch. Dép. Var . 2 M 3.52; 2 M 6.24; 4 M 47; 4 M 50, 4 M 55.2; 4 M 59.2; 18 M 12; 18 M 13; 18 M 37; 18 M 43 - Arch. Com. Saint-Raphaël - Arch. Jean Charlot (CRHMSS) - J. Toesca, Un militant de province, Toulon, 1951 - Renseignements fournis par l'intéressé - Sources orales - Renseignements fournis par de nombreux témoins, dont Messieurs H.Caillavet, E.Depreux, D.Mayer, R.Verdier - Presse locale et nationale.

LES ARCHIVES JEAN CHARLOT : INVENTAIRE


JC I : PRESSE ET AUTRES PUBLICATIONS


A. 1944 3 pièces
B. 1945 14 pièces (octobre à décembre 1945)
C. 1946 46 pièces (janvier à novembre 1946)
D. 1947 20 pièces (avril à décembre 1947) et un dossier sur le duel Defferre-Bastide (mars 1947), 6 pièces
E. 1948 16 pièces (juin à novembre 1948)
F. 1949 9 pièces (janvier à septembre 1949)
G. 1950 8 pièces (mai à décembre 1950)et un dossier : mort de Léon Blum (mars-avril 1950) 4 pièces
H. 1951 43 pièces (mars à décembre 1951) dont quelques éléments sur les élections législatives (juin 1951) et les élections cantonales (octobre 1951)
I. 1952 92 pièces (janvier à décembre 1952)
J. 1953 69 pièces (janvier à novembre 1953)
K. 1954 premier semestre : 134 pièces
deuxième semestre : 151 pièces
Dossiers riches sur les questions de la CED, de l'Indochine, de la conférence de Genève, du gouvernement Mendès
France. Avec un manuscrit : notes prises aux réunions du groupe parlementaire SFIO au moment de l'investiture de Mendès-France (15,17 et 18 juin 1954)
L. 1955 premier trimestre : 22 pièces dont un dossier "Débats au Conseil de la République sur les Accords de Paris" deuxième trimestre : 40 pièces
troisième trimestre : 97 pièces dont un dossier "Voyage de parlementaires français en URSS"
quatrième trimestre : 26 pièces
Dossier : "Renouvellement Assemblée 1955", 30 pièces
M. 1956 premier semestre : 64 pièces deuxième semestre : 56 pièces Dossier constitué par Jean Charlot sur Suez : 32 pièces
N. 1957 86 pièces
0. 1958 premier trimestre : 44 pièces
avril : 17 pièces
Dossier constitué par Jean Charlot sur la crise d'avrilmai 1958, avec ses souvenirs sur l'attitude de la SFIO se concluant par : "Les raisons de mon vote".
mai : 138 pièces juin : 159 pièces juillet : 51 pièces août : 37 pièces Dossier établi par Jean Charlot : avis du Comité consultatif constitutionnel (8 pièces)
Dossier de matériaux non datés sur la préparation du référendum
septembre : 104 pièces octobre 16 pièces novembre-décembre (sauf élections législatives) :13 pièces
P. 1959 janvier-mai : 121 pièces dont un dossier établi par Jean Charlot sur l'affaire des "ballets roses"
juin-août : 69 pièces dont trois dossiers établis par Jean Charlot sur
.- l'anniversaire du 13 mai vu par Le Populaire;
.- le Congrès de l'Internationale socialiste (14-17 juillet)
. - Jean Jaurès (article du Populaire) septembre-décembre : 55 pièces dont un dossier établi par Jean Charlot sur la déclaration de De Gaulle sur l'Algérie (16 septembre)
Q. 1960 Evénements d'Alger (janvier-février 1960), dossier établi par Jean Charlot : 42 pièces
février-novembre : 44 pièces
Articles sur le dossier des Barricades et sur la discussion à l'Assemblée sur la force de frappe (dossier établi par Jean Charlot) : 6 pièces
décembre : 25 pièces.
R. 1961 janvier-mai : 48 pièces
Evénements d'Alger (avril-mai), dossier établi par Jean Charlot : 17 pièces
Procès du Haut Tribunal (mai-août), dossier établi par Jean Charlot : 20 pièces
août-décembre : 50 pièces
S. 1962 janvier-juin : 23 pièces juillet-décembre : 22 pièces Politique étrangère : Cuba (octobre 1962), dossier établi par Jean Charlot : 3 pièces
Référendum d'octobre 1962 (articles du Populaire et du Provençal dossier établi par Jean Charlot) . 20 pièces Discussion à l'Assemblée sur le référendum. La chute de Pompidou. Le dissolution de l'Assemblée, dossier établi par Jean Charlot : 19 pièces
0. 1958 premier trimestre : 44 pièces
avril : 17 pièces
Dossier constitué par Jean Charlot sur la crise d'avril-mai 1958, avec ses souvenirs sur l'attitude de la SFIO se concluant par : "Les raisons de mon vote".
mai . 138 pièces
juin : 159 pièces
juillet : 51 pièces
août : 37 pièces
Dossier établi par Jean Charlot : avis du Comité consultatif constitutionnel (8 pièces)
Dossier de matériaux non datés sur la préparation du référendum
septembre : 104 pièces octobre 16 pièces novembre-décembre (sauf élections législatives) :13 pièces
P. 1959 janvier-mai : 121 pièces dont un dossier établi par Jean Charlot sur l'affaire des "ballets roses"
juin-août : 69 pièces dont trois dossiers établis par Jean Charlot sur
. l'anniversaire du 13 mai vu par Le Populaire;
. le Congrès de l'Internationale socialiste (14-17 juillet)
. Jean Jaurès (article du Populaire) septembre-décembre : 55 pièces dont un dossier établi par Jean Charlot sur la déclaration de De Gaulle sur l'Algérie (16 septembre)
Q. 1960 Evénements d'Alger (janvier-février 1960), dossier établi par Jean Charlot : 42 pièces
février-novembre : 44 pièces
Articles sur le dossier des Barricades et sur la discussion à l'Assemblée sur la force de frappe (dossier établi par Jean Charlot) : 6 pièces
décembre : 25 pièces.
R. 1961 janvier-mai : 48 pièces
Evénements d'Alger (avril-mai), dossier établi par Jean Charlot : 17 pièces
Procès du Haut Tribunal (mai-août), dossier établi par Jean Charlot : 20 pièces
août-décembre : 50 pièces
S. 1962 janvier-juin : 23 pièces
juillet-décembre : 22 pièces
Politique étrangère : Cuba (octobre 1962), dossier établi par Jean Charlot , 3 pièces
Référendum d'octobre 1962 (articles du Populaire et du Provençal), dossier établi par Jean Charlot : 20 pièces. Discussion à l'Assemblée sur le reférendum. La chute de Pompidou. Le dissolution de l'Assemblée, dossier établi par Jean Charlot : 19 pièces
T. 1963 janvier-février : 13 pièces
U. 1965 septembre-décembre : l'élection présidentielle :52 pièces
V. 1968 juillet-septembre : l'intervention en Tchécoslovaquie
11 pièces


JC II : ACTIVITE PARLEMENTAIRE


A. Documentation à caractère historique : 7 pièces


B. De Gaulle et gaullisme : 8 pièces


C. Communisme (dossiers établis par Jean Charlot ):
-Arrestation de Jacques Duclos : 28 pièces
-Vingtième Congrès du PCUS : 5 pièces
- Le rapport Khrouchtchev : 7 pièces
- "Documents sur le communisme" . 34 pièces

D. Questions extérieures
-. Plan Schuman (dossier établi par J.Charlot) : 23 pièces
.- L'Allemagne et l'Europe : 13 pièces
.- Relation Est-Ouest et divers : 8 pièces
.- La Communauté européenne du charbon et de l'acier (dossier établi par J. Charlot) : 18 pièces

E. Algérie
.- Affaires algériennes 1956 (dossier établi par J. Charlot) : 32 pièces
.- Documents divers 1956 (dossier établi par J. Charlot) 8 pièces
.- Documents divers 1956-1960 : 27 pièces

F. Activité parlementaire personnelle
.- Transports routiers (dossier établi par J.Charlot) 39 pièces, dont le texte de son intervention du 17 février 1950 pour la création d'un droit de timbre exceptionnel sur les véhicules automobiles
.- Centre national des métiers (dossier établi par J. Charlot) : 8 pièces
.- Divers projets de lois et interventions . 33 pièces
.- Commission de Comptabilité 1956-1958 (dossiers établis par J. Charlot) : 23 pièces
.- L'indemnité parlementaire (dossier établi par J. Char
lot) : 44 pièces
-. Dossiers divers : 12 pièces
-. Groupe fraternel (dossier établi par J. Charlot) : 32 pièces
.- Activité à l'Assemblée européenne (dossier établi par J. Charlot) : 22 pièces
.- Mission parlementaire en URSS, août-septembre 1956 : 78 pièces
.- Papiers personnels de J. Charlot, divers : 6 pièces .
- Dossier divers : 123 pièces
.- Lettres reçues après le vote "contre" lors de l'investiture de De Gaulle : 43 pièces


JC III : LE VAR : LES MUNICIPALITES

A. Affaires municipales et élections municipales
.- Les élections municipales (généralités) 1945-1959 : 201 pièces
.- Les communes. Classement par cantons : Barjols, Le Beausset, Brignoles, Collobrières, Comps, Cuers, Draguignan, Grimaud (élections municipales de 1957, dossier établi par J. Charlot), Hyères, Lorgues (Les Arcs, dossier établi par J. Charlot), Rians, La Roquebrussanne, Salernes, les communes du IVe canton de Toulon (Toulon-Est) : 92 pièces

B. Toulon
- La vie municipale àToulon (1947-1951) : 4 pièces
.- Les élections municipales de Toulon (dossiers établis par J. Charlot) : élections de 1953, incidents de 1954, événements ayant amené la dissolution du Conseil, fin 1954-début 1955 : 96 pièces
.- Elections municipales du 22 mai 1955 : 188 pièces
.- La situation à Toulon 1956-1958, l'élection municipale de 1959 : 46 pièces

C. Saint-Raphaël - Fréjus
.- Le Comité local de Libération et la délégation munici-pale de Saint-Raphaël 1944-1945
- fêtes et manifestations
- quartiers extérieurs
- hôpital, santé publique
- information, enseignement - Conseil
- ravitaillement
- travaux publics
- énergie industrielle
- personnel municipal
- épuration
- rapport avec les militaires : environ 220 pièces . Elections municipales de Saint-Raphaël
- 1953 : 50 pièces
-1959 : 65 pièces
- La vie municipale de Saint-Raphaël (1938-1960) : 45 pièces
-. Démission du Conseil municipal de Fréjus (octobre 1960): 8 pièces.

D Affaires concernant le département du Var (dossiers établis par J. Charlot)
.- Aménagement de la ville de Toulon : 22 pièces
- Plan d'urbanisme de Fréjus : 3 pièces
.- Saint-Raphaël : 132 pièces
- EDF : 14 pièces
.- Fourniture des farines dans le Var : 25 pièces
.- Champ de tir de Canjuers et de Saint-Mandrier :22 pièces
- Aménagement du cours des eaux du Verdon : 22 pièces
-Toulon : Budget : 4 pièces
- Dossier Boyer : 12 pièces
-Caves coopératives : Saint-Julien Collobrières : 3 pièces
- Chauffeurs de taxi : 5 pièces
- Lignes PTT : 13 pièces


JC IV : LE CONSEIL GENERAL DU VAR
ET LES ELECTIONS CANTONALES


A. Les élections cantonales des 23 et 30 septembre 1945 : 32 pièces,


B. Les élections cantonales des 20 et 27 mars 1949 : 27 pièces

Dossiers cantonaux établis par Jean Charlot :

-Fédération socialiste : 15 pièces
- Résultats et articles : 35 pièces
-. Aups : 27 pièces
-. Barjols : 7 pièces
- Le Beausset : 18 pièces
- Collobrières : 11 pièces
-Cotignac : 6 pièces
- Cuers : 11 pièces
- Draguignan : 22 pièces
-Fayence : 10 pièces
- Grimaud : 19 pièces
- La Roquebrussanne : 3 pièces
- Salernes : 7 pièces
- Solliès-Pont : 23 pièces
- Toulon ler : 15 pièces
- Toulon 3e : 17 pièces
- Résultats électoraux comparés : élections législatives et cantonales : 56 pièces

C. Les élections cantonales complémentaires
- Rians, avril 1952
- Le Luc, février 1953 : 7 pièces


D Les élections cantonales des 17 et 24 avril 1955
- articles généraux : 84 pièces

Dossiers cantonaux établis par J. Charlot
-. Le Beausset : 18 pièces . Besse : 11pièces
- Brignoles : 10 pièces
- Callas : 23 pièces
- Comps : 2 pièces
- Fréjus : 38 pièces
- Grimaud : 29 pièces
- Hyères : 42 pièces
- Lorgues : 17 pièces
- Le Luc : 9 pièces
- Ollioules : 36 pièces
- Rians : 9 pièces
- Saint-Maximin : 13 pièces
-Tavernes : 9 pièces
- Saint-Tropez : 16 pièces
-La Seyne : 23 pièces
-Toulon 2e : 50 pièces
- Toulon 4e : 68 pièces
- Communiqués de la Fédération socialiste : 17 pièces


E. Election complémentaire du canton de La Roquebrussanne (27 janvier 1957) : 64 pièces


F. Elections cantonales des 20 et 27 avril 1958
- Dossier de presse, divers : 51 pièces
- Professions de foi par cantons : 59 pièces
-Réunions, campagne électorale : 17 pièces
- La Fédération socialiste : 20 pièces
- Curriculum vitae des élus : 8 pièces
- Les résultats : 15 pièces


G. Elections cantonales des 4 et 11 juin 1961 : 74 pièces

du 8 mars 1964 : 1 pièce


H. Le Conseil général
- Documents divers : 38 pièces
- Dossiers établis par J. Charlot sur :

. le canal de Provence : 11 pièces
. le Verdon : 45 pièces


JC V : LA FEDERATION SFIO DU VAR APRES 1944


A. 1944 14 pièces
B. 1945 50 pièces
C. 1946 3 pièces
D. 1947 3 pièces
E. 1948 7 pièces
F 1949 14 pièces
G. 1950 34 pièces
H. 1951 100 pièces
I. 1952 97 pièces
J. 1953 179 pièces
K. 1954 324 pièces, dont un dossier sur la CED
L. 1955 713 pièces
M. 1956 Dossier sur la modification des statuts (1956-1957) : 37 pièces
La vie de la Fédération : 352 pièces, dont un dossier de circulaires fédérales
N. 1957 334 pièces, dont un dossier de circulaires fédérales
0. 1958 277 pièces
P. Après 1959 : 4 pièces
Q. La Fédération du PSA puis du PSU : 33 pièces
R. Dossier sur le journal La Liberté du Var (1945-1946) 16 pièces
Dossier sur La République et Le Provençal (1946-1954) 92 pièces
S. La presse fédérale, collection incomplète de L'Avenir
(voir JC VII D) et de La Voix socialiste (1956-1958)


JC VI : LES ELECTIONS LEGISLATIVES ET SENATORIALES


A. 1945-1946 : résultats des élections législatives : 2 pièces


B. Les élections législatives de 1951

-Campagne électorale : 2 pièces
- Les résultats (dossiers complets par communes)


C. Les élections législatives de 1956
- Dossiers documentaires réservés aux candidats socialistes SFIO (Bureau national de propagande) : 79 pièces
- Dossiers documentaires sur l'activité socialiste dans la précédente législature : 54 pièces
- Dossiers particuliers : propositions de lois socialistes sur la viticulture : 24 pièces
- Autres propositions de lois socialistes : 7 pièces
- Dossier sur le mouvement Poujade : 60 pièces
- Dossier de documents pour répondre aux communistes : 16 pièces
- La campagne électorale : 150 pièces
- Dossiers de presse : environ 400 pièces
-Les résultats par communes
- Après les élections de 1956 : 9 pièces


D. Elections législatives et référendum de 1958
- Dossiers de presse : 260 pièces
- Résultats aux élections législatives par circonscriptions avec la campagne électorale : 310 pièces


E. Elections législatives de 1962 : 1 pièce


F. Elections au Conseil de la République (1946-1948) : 32 pièces


G. Elections au Conseil de la République (18 mai 1952) : 24 pièces


H. Elections sénatoriales du 26 avril 1959 : 56 pièces


JV VII : LES ACTIVITES SOCIALISTES


(partie de l'inventaire établie par G. Morin)
Le fonds "Activités socialistes" est subdivisé en six dossiers d'importance comparable : cinq dossiers SFIO couvrant la période 1945-1958 (plus quelques pièces 1958-1960) et un dossier regroupant les documents PSA, PSA, Ligue des droits de l'homme, couvrant la période 1958-1960.


SFIO
Deux dossiers chronologiques (1945-1956 et 1956-1960), un dossier Groupe parlementaire, un dossier publications, un dossier "divers".
A. 1945-ler janvier 1946 (subdivision annuelle, de lendemain de congrès au congrès suivant compris)
- 1945-août 1946 : 10 pièces
- Août 1946-août 1947 : 8 pièces
- Août 1947-6 juillet 1946 : 14 pièces, dont une brochure "Les saboteurs du redressement français"
- 7 juillet 1948-19 juillet 1949 : 13 pièces
- 20 juillet 1949-juillet 1950 : 2 pièces
- juillet 1950-5 juillet 1951 : 10 pièces
-6 juillet 1951-25 mai 1952 : 13 pièces
- 26 mai 1952-5 juillet 1953 : 5 pièces +notes de CN
- 6 juillet 1953-6 juillet 1954 : 34 pièces dont notes
-7 juillet 1954-3 juillet 1955 : 42 pièces
- 4 juillet 1955-ler janvier 1956 :pièces +dossier candidat


B. Janvier 1956- 1960-1961 (subdivision plus en fonction des événements)
- Janvier 1956-ler juillet 1956 : 26 pièces + dossiers tracts FNL-MNA
- Juillet 1956-ler juillet 1957 : 22 pièces dont le discours prononcé par Ramadier au CN du 16 novembre 1956 + tracts et convocations CSEAPA de janvier â décembre 1957
- Juillet 1957-15 avril 1958 : 20 pièces dont rapport de Guyon au CN de décembre 1957 sur la politique économique et financière
-15 avril 1958-2 juin 1958 : 16 pièces dont le compte rendu fait par Charlot au CNE du 2 mai 1958 sur les entretiens,avec Pleven
- 2 juin-14 septembre 1958 : 28 pièces dont
- notes de Charlot sur la conférence nationale d'information
- texte et notes de Charlot sur l'avant-projet de Constitution
- documents établis par Félix Gouin sur la Constitution
- dossier correspondance
-14 septembre-26 septembre 1961 : 29 pièces, dont nombreuses coupures de presse sur la SFIO

C. Activités parlementaires 1945-1958 et plus particulièrement :
- 1946: bulletin d'information
- 1947:compte-rendu de réunion du groupe, 4 sept. 1947
- 1948 : dossier Billoux
-1949 : compte-rendu non officiel des réunions du 8 octobre au 8 novembre
- 1951: bulletin d'information n°1
- 1955 : compte-rendu de réunion du 14 février (audition de Pineau pressenti)
- 1956 : compte-rendu manuscrit du 8 novembre
- 1957 : compte-rendu des entrevues avec Pfimlin et Pleven les 26-28-31 mai et 4-5-7-9 juin. Programme remis par Pfimlin au PS avant le CN de juin
- 1958 : 22 comptes rendus de réunion du groupe du 29 avril au 2 juin, avec liste des députés "pour" et "contre" le 2 juin et résumé des activités du groupe pendant la crise. Notes personnelles de Charlot sur les activités du groupe pendant la crise.
Comptes rendus des réunions 19 juin, 6 août, 13 août, 18 août 1958.


D.Publications

- L'Avenir : édition de Provence de la Fédération SFIO du Var 1949-1951

- Bulletin intérieur : collection presque complète de 1945 à 1958 (pourra être complétée ultérieurement par échange)

- Documentation politique, puis Documentation socialiste : même remarque

- Diverses brochures

E. Divers
-Divers non datés : 13 pièces dont une étude de Ramadier sur l'expansionnisme russe (15 fiches)
-Circulaires : 77 pièces de 1944 à 1958
-Comité directeur comprenant principalement:
.notes sur les réunions des 11 octobre, 23 octobre, 25 juillet, 24 octobre
.rapport Veyret sur le redressement économique et financier, 9 octobre 1957
. étude sur la réforme constitutionnelle et du règlement de l'Assemblée (F. Leenhardt)
.réforme fiscale portant sur les finances des collectivités locales
-Documents confidentiels sur l'Algérie
.avant-projet de statut de l'Algérie (M. Champeix)
. notes sur les membres du CD sur l'avant-projet
.réforme des institutions de l'Algérie
.loi fondamentale consacrant l'autonomie de l'Algérie
- Avant-projet de loi, et loi, portant institution d'un code et d'une cour de civisme démocratique (Boutbien)
- Dossier activités et réalisations du gouvernement Guy Mollet et dossier projets de loi ; notes sur les projets de loi déposés par des membres du groupe socialiste "réalisations" et textes de Gazier, Chochoy, Loustau... textes Leenhardt, Guyon...

AUTRES ACTIVITES SOCIALES : 1958-1968
PSA - PSU - Ligue des droits de l'homme

F PSA : 1958-1960
- Circulaires reçues du centre : 14 septembre 1958, 9 mars 1960
- Tribune du socialisme : n° 1 à 27 (complet), plus deux suppléments : .de la fondation au Congrès de Montrouge, 14 septembre 1958-3 mai 1959 : 30 pièces dont dossier congrès ; .de Montrouge à l'unification 3 mai 1959-2 avril 1960 : 22 pièces
- Commission d'unification avec l'UGS et Tribune du communisme : 10 pièces
- Correspondance : 16 pièces + notes

G. PSU
.- 1960 : 6 pièces
- 1961 : 6 pièces
-1962 : 1 pièce + dossier candidat aux élections
-13 pièces dont 5 lettres


Socialisme et Démocratie
-Bulletin octobre 1967, novembre 1967, février 1968, mai 1968.

Ligue des droits de l'homme
-Bulletin national : trois exemplaires : février, avril, juin 1968
-La Ligue Information : sept exemplaires.