Lectures

 

Thérèse Lortolary a aimé......

 

Jonathan Littell, Les bienveillantes, ed. revue, Gallimard, 2007.

Ce livre m’a intéressé parce que le narrateur est le bourreau. Il nous promène à travers l’horreur de la guerre, que nous voyons habituellement à travers les yeux des victimes ou ceux de l’observateur. Là, nous arrivons à imaginer la psychologie d’un bourreau nazi qui fait son travail, les rouages de cette administration de la mort qui amène à une banalisation et même, en bon fonctionnaire, à trouver des moyens rapides et propres d’assassiner parce que les odeurs de la mort rendent le travail pénible. En fait un humain tout à fait normal s’il n’avait pas été la main ouvrière de la politique d’extermination nazie. Massacres qui ne sont que de simples actes administratifs de vulgaires statistiques, consignés et répertoriés de façon précise comme dans toute bonne administration.
La question intéressante quand on referme le livre : qu’aurions-nous été si nous étions nés Aue et fonctionnaire de l’administration nazie ?